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Mercredi 21 mars 2007
José Bové avance quatre moratoires immédiats sur l'environnement
 [20/03/2007 - 21:59]

VILLENAVE D'ORNON, Gironde (Reuters) - José Bové a ouvert mardi en Gironde son premier meeting de candidat officiel à la présidentielle en mettant fortement l'accent sur l'écologie, proposant notamment quatre moratoires et un ministère de l'Environnement renforcé.

Devant 500 personnes réunies à l'Espace d'Ornon à Villenave d'Ornon, banlieue bordelaise voisine de sa ville natale de Talence, José Bové a proposé la création d'un ministère de l'Environnement élargi qui intégrerait "l'agriculture et la pêche qui ne seront plus des secteurs spécialisés ni des lobbies industriels".

L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne, qui a souligné qu'il est "le seul candidat paysan à l'élection présidentielle", a précisé que ce ministère placerait l'écologie "au coeur" de l'action politique et permettrait un véritable "service public de l'environnement", qui aurait pour effet de créer "des milliers d'emplois".

José Bové a proposé "quatre mesures immédiates", quatre moratoires.

Ils concernent le réacteur EPR "inutile, dangereux et qui ne sert à rien", "tous les programmes autoroutiers" alors qu'il faut "changer nos modes de transport", l'arrêt de "tous les projets d'incinérateurs" et la fermeture de tous ceux actuellement en service.

Sans surprise, l'emblématique "faucheur volontaire" réserve son quatrième moratoire à la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM).

"Je demande un moratoire immédiat et sans condition sur les OGM dans les champs", a-t-il lancé sous les applaudissements.

Pour l'agriculteur de l'Aveyron, "le modèle productiviste est incompatible avec les objectifs de préservation de la planète".

José Bové se veut porteur d'un projet "basé sur la solidarité nord-sud" qui remettra en cause "les pratiques des multinationales prédatrices des biens communs de l'humanité".

Le leader alter-mondialiste s'en est également pris au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy qui, selon lui, a affirmé récemment que l'écologie est "une idéologie totalitaire" qui renvoie "l'homme à l'état sauvage". Selon José Bové, le ministre de l'Intérieur propose "une idéologie prédatrice, autoritaire et rétrograde".

Par Jocelyne Marce - Publié dans : le.cher.uni.avec.bove
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Mardi 20 mars 2007
mardi 20 mars 2007, 10h15
 
OGM: la France transpose une directive européenne par décrets

PARIS (AFP) - La France a transposé par deux décrets une directive européenne relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM), concernant le contrôle de leur mise sur le marché et les essais en champs, selon le Journal officiel de mardi.

Les deux décrets fixent les conditions d'autorisation de la "dissémination volontaire à toute autre fin que la mise sur le marché" d'OGM et la "mise sur le marché de produits non destinés à l’alimentation" composés d'OGM.

 

La directive européenne 2001/18 relative aux essais en champs et aux cultures commerciales d'OGM aurait dû être transposée en droit français en 2002, ce qui avait amené la Commission européenne a demander une lourde amende contre la France fin 2006.

 

Pour les essais en champs, le demandeur doit constituer un dossier qui comprend notamment "les éléments d’information permettant d’évaluer l’impact des essais sur la santé publique et sur l’environnement" et un "plan de surveillance" afin de contrôler leurs effets.

 

La demande est transmise à une commission qui évalue les risques pour la santé et l'environnement. Les pouvoirs publics doivent également consulter le public "afin de recueillir ses observations" sur la demande d'autorisation.

 

La mise sur le marché de produits (médicaments, semences, engrais...) contenant des OGM peut être autorisée pour une période de dix ans. Les rapports, décisions et résultats de la surveillance doivent être rendus publics.

 

La Commission européenne avait demandé à la mi-décembre à la Cour de Justice d'infliger à la France une amende de 38 millions d'euros plus une astreinte journalière de plus de 360.000 euros pour violation de la législation européenne sur les OGM, faute d'avoir transposé la directive.

 

Celle-ci a fait l'objet d'un projet de loi adopté par le Sénat en mars 2006, mais qui n'est pas passé à l'Assemblée nationale, faute de temps, selon le gouvernement.

 

Les décrets viennent "renforcer l'encadrement légal existant" et "ne remettent pas en cause la nécessité d'un débat devant la représentation nationale", a affirmé le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

 

La fédération d'associations écologistes France nature environnement (FNE) a jugé pour sa part que l'adoption de décrets sur le sujet privait le Parlement d’un débat démocratique sur les enjeux des OGM, estimant qu'une loi était "indispensable".

 

Par ailleurs, un arrêté également publié mardi "permet de créer un registre national qui recensera le nombre et la surface des parcelles semées en OGM, ainsi que leur localisation", selon le ministère. Ce registre précisera au public, sur le site (www.ogm.gouv.fr), le nombre et la surface des parcelles OGM présentes dans chaque canton.

 

Enfin, les agriculteurs qui cultiveront en 2007 des maïs OGM s'engageront à en informer les cultivateurs des parcelles voisines et à respecter une distance d'isolement entre cultures OGM et non OGM de 50 mètres, "soit le double de la pratique actuelle", selon le ministère.
 
 
 
 
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Lundi 19 mars 2007
lundi 19 mars 2007, 17h45
AFP
 

Douze candidats, dont Bové, à la présidentielle 2007

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PARIS (AFP) - Douze candidats, dont José Bové qui était resté incertain jusqu'au bout, seront en lice pour l'élection présidentielle 2007, a annoncé lundi le Conseil constitutionnel.

La liste officielle des douze a été proclamée par Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, à l'issue d'une séance plénière des sages du Palais-Royal destinée à valider l'ensemble des parrainages requis pour concourir.

 

Les candidats sont nettement moins nombreux qu'en 2002, où ils étaient 16, un record.

 

Sont donc en lice François Bayrou (UDF), Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire), José Bové (Altermondialiste), Marie-George Buffet (PCF), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), Jean-Marie Le Pen (Front national), Frédéric Nihous (Chasse, pêche nature, traditions), Ségolène Royal (PS), Nicolas Sarkozy (UMP), Gérard Schivardi ("candidat des maires", soutenu par le Parti des Travailleurs), Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), Dominique Voynet (Verts).
(...)
Par Jocelyne Marce - Publié dans : le.cher.uni.avec.bove
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Lundi 19 mars 2007
Les scientifiques dessinent l'avenir d'un monde plus chaud
LE MONDE | 19.03.07 | 14h32  •  Mis à jour le 19.03.07 | 14h32

énuries d'eau, inondations, salinisation des sols, baisse des rendements agricoles, multiplication des incendies, déclin de la biodiversité... Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) s'apprêtent à rendre publiques de nouvelles évaluations des conséquences du réchauffement climatique et à confirmer le lien entre ce phénomène et de multiples perturbations déjà constatées sur la planète. Ces données doivent faire l'objet d'un débat entre plusieurs centaines de scientifiques et les représentants de quelque 190 pays, du 2 au 5 avril à Bruxelles. Après l'approbation de la première partie du rapport d'évaluation du GIEC à Paris, le 2 février (qui avait entériné la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement), le deuxième chapitre traitera de ses conséquences et de l'adaptation au phénomène.

 

La dernière version de travail du résumé à l'intention des décideurs, dont Le Monde s'est procuré une copie - et qui peut encore faire l'objet de modifications -, actualise les connaissances accumulées depuis la publication du précédent rapport, en 2001, dont les conclusions sont renforcées et précisées.

Les experts rangent parmi les conséquences directes du réchauffement, avec un haut de degré de certitude, des phénomènes constatables aujourd'hui : instabilité des sols en montagne, fonte du permafrost, modifications de la flore et de la faune dans les régions polaires, augmentation de la température des lacs et des rivières, précocité du bourgeonnement de la végétation et des migrations des oiseaux, modifications de la répartition des algues, du poisson, du plancton, etc.

Afin de souligner que le rythme d'augmentation de la température moyenne dépendra des mesures prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les évaluations des impacts futurs sont effectuées en prenant pour références des hausses de températures, sans mention de dates. En tablant sur un réchauffement compris entre 2 0C et 4,5 0C au-dessus des valeurs de 1990, les scientifiques évaluent entre 1 et 3,2 milliards le nombre d'humains touchés par des pénuries d'eau (avec un degré de confiance "moyen"). Des "centaines de millions de personnes" seront menacées par la hausse du niveau des océans. Si le réchauffement atteint 4 0C, un cinquième de la population mondiale pourrait être confrontée à des inondations.

Les rendements agricoles, susceptibles d'augmenter dans un premier temps dans les régions de latitude moyenne et élevée, déclineraient partout si le réchauffement atteignait 3 0C. Au sud de la planète, les capacités d'adaptation des espèces seraient dépassées. Jusqu'à 120 millions de personnes supplémentaires seraient alors exposées à la faim. Le groupe prévoit, avec un degré de confiance "élevé", une augmentation du nombre de morts dues à la chaleur, aux sécheresses, aux inondations, aux maladies liées à l'eau, ainsi que des extinctions "massives" d'espèces, et des bouleversements "majeurs" dans le fonctionnement des écosystèmes.

Plusieurs régions du monde sont considérées comme particulièrement menacées, comme les petites îles, ou l'Arctique. L'Afrique, très exposée aux pénuries d'eau et à la perte de sols arables, est aussi jugée très vulnérable, en raison de la faiblesse de ses capacités d'adaptation. Les estuaires des fleuves asiatiques, très peuplés, font également partie des zones les plus exposées.

Si aucun frein n'est mis au réchauffement, en Asie, la fonte des glaciers de l'Himalaya entraînera des inondations, des éboulements, des perturbations dans l'alimentation en eau. Dans le sud de l'Europe, la disponibilité en eau baissera de 5 % à 35 %, avec des conséquences sur la production agricole, hydroélectrique, et la fréquence des incendies. Elle augmentera en revanche de 10 % à 20 % dans le nord du continent, entraînant des inondations.

En Amérique du Sud, la végétation pourrait subir d'importantes perturbations (remplacement de la forêt tropicale par de la savane). Dans les régions sèches, les terres agricoles et d'élevage, salinisées, deviendraient impropres aux cultures. L'Amérique du Nord devra faire face à une concurrence forte pour l'usage de l'eau, à des vagues de chaleur, à l'augmentation des incendies.

Le document de travail relève que les mesures d'adaptation (modification de l'usage des sols, des infrastructures, protection accrue des écosystèmes) aux changements climatiques sont aujourd'hui très peu développées.

Or, même si les émissions de gaz à effet de serre diminuaient rapidement, les bénéfices ne s'en feraient sentir qu'après plusieurs décennies. De telles mesures sont donc indispensables, selon les experts du GIEC.


Gaëlle Dupont

Les Etats-Unis n'adhèrent pas au plan du G8 + 5 sur le climat

Le sommet du G8 + 5 consacré à la lutte contre le réchauffement climatique, qui s'est tenu à Potsdam (Allemagne), les 16 et 17 mars, a été marqué par l'isolement des Etats-Unis. Le principal pollueur de la planète n'a pas adhéré à deux des six points discutés en préparation du prochain sommet, prévu début juin à Heiligendamm (Allemagne). A l'exception de la délégation nord-américaine, les ministres de l'environnement des principaux pays industrialisés (G8), mais aussi de Chine, du Mexique, d'Inde, du Brésil et d'Afrique du Sud (+ 5) ont reconnu "l'irréversibilité du changement climatique actuel et la responsabilité des pays industrialisés", et estimé que ceux-ci doivent "développer des instruments financiers pour la gestion des conséquences dévastatrices dans les pays en voie de développement", a indiqué le ministre allemand de l'environnement, Sigmar Gabriel. La Chine, dont les émissions de gaz à effet de serre égaleront celles des Etats-Unis vers 2015, rejette les accusations d'immobilisme : "Je doute du droit des pays industrialisés, qui n'ont pas rempli leurs propres engagements dans la réduction du CO2, de critiquer les autres pays", a affirmé au Bild am Sonntag le chef de la délégation chinoise.



Article paru dans l'édition du 20.03.07
Par Jocelyne Marce - Publié dans : le.cher.uni.avec.bove
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Dimanche 18 mars 2007

En attendant lundi 17 h, voici un texte sympathique de début 2000 qui annonce bien notre mouvement.

Eloge d’une paresse révolutionnaire, Roger Canac in L’Alpe n°6, Tournant de millénaire, janvier 2000, Glénat/Musée Dauphinois.(page 96-97)

 

 

Eloge d’une paresse révolutionnaire.

 

 

Foire aux pronostics ? A l’approche de l’an 2000, certains devins ont ressenti des fourmillements prophétiques. Mais encore faudrait-il trouver le sens du temps qui passe.

 

Je me demande plutôt si l’air de ce temps ne manifesterait pas comme une inspiration : calme étonnant d’avant la tempête ou tornade balayant l’atmosphère ?

 

 

Un évènement est venu, en cette fin d’été 1999, nous tirer par la veste. Evènement non annoncé et d’apparence anodine : un berger du causse du Larzac s’est retrouvé en prison pour avoir soutenu ses copains paysans démantelant un restaurant MacDonald en construction. Ce simple fait divers aurait pu en rester là si l’affaire n’avait pas pris une dimension disproportionnée parce que le bougre refusait de payer sa caution pour retrouver l’air libre comme n’importe quel margoulin corrompu ou corrupteur. Alors, on a vu les puissantes sociétés de Roquefort, bientôt rejointes par des syndicalistes agricoles américains (mais oui !), puis par un président de la République et un premier ministre, apporter d’une seule et même voix leur soutien à cette poignée de paysans agités. Bien dosé quand même les grands chefs qui courent derrière le tourbillon…

 

Il faut dire qu’en guise d’inspiration prophétique, il y avait déjà eu de la résistance sur cette terre du Larzac. Terre ingrate qui, vingt ans auparavant, préférait se livrer aux engins de labour plutôt qu’aux engins de guerre, aux troupeaux de brebis plutôt qu’aux troupes de militaires. Il s’est établi là, José Bové. Et dans son ombre se profilent la cause et le symbole. L’homme se présente comme le berger armé d’une fronde. David face au géant Goliath. Robin des Bois contre les récoltes transgéniques et les symboles de la toute puissance-commerciale et technologique de l’Amérique et de l’Organisation Mondiale du Commerce. José Bové se présente-t-il  vraiment ainsi ? Non. Il est simplement poussé par une insolite tempête.

 

 

Cela ressemble fort à une jacquerie : les croquants poussés à bout par la misère mais condamnés d’avance à l’extermination ; les peuples qui ne bougent pas au risque d’être rapidement récupérés ; les exploitants agricoles envahissant routes et cités avec leurs troupeaux, mais rentrant vite dans le rang. Car les paysans n’ont plus rien à perdre. Aidés par les primes et l’assistance, ils sont rentrés de leur plein gré, la fleur au tracteur, dans la logique du système industriel, productiviste et mercantile.

 

Cette fois, pourtant, on a l’impression que l’enjeu a changé de nature et  que paysans, agriculteurs, ouvriers, retraités, fonctionnaires, producteurs et consommateurs, tout le monde se sent concerné par la question de caractère global et de dimension mondiale. Une question qui devient alors prophétique : empoisonnement de la terre, de l’eau, des plantes, des bêtes et des hommes. Empoisonnement de la planète.

 

Une autre dimension apparaît. Elle est d’ordre culturel. Comme le proclame le sociologue américain Jeremy Rifkin : « La technologie de nos grands chefs a fait faillite, le marché mondialiste nous amène à la catastrophe et la fin des diversités pervertit nos nourritures. » Il s’agirait alors d’un renversement d’échelle qui verrait le monde passer du grand ensemble, de la grande surface et de l’hyper puissance, à la parcelle et au terroir en ligne directe avec l’univers.

 

L’information de masse devient celle de la lucidité individuelle et de la décision particulière. On nous raconte que l’agro-alimentaire est régi par une logique industrielle : production de masse et à bas prix afin de nourrir les peuples sous-développés. Le résultat est inverse parce que notre agro-industrie a tué les agricultures paysannes, aussi bien dans le tiers-monde que dans nos campagnes. On nous a parlé d’une agriculture et d’un élevage participant à l’entretien du paysage : fixer la neige des pistes de ski par des pelouses pâturées, ouvrir et animer le paysage pour l’agrément des touristes. Mais les jeunes paysans ont crié : « Jardiniers de la nature ? Imposture ! Notre métier, c’est de nourrir le monde avec de bons produits. Quantité et qualité s’opposent .Avoir plus et vivre mieux ? Dépenser est souvent en contradiction avec penser. »

 

 

On nous dit  « d’aller de l’avant ».

 

Mais où ? On nous parle de progrès, de croissance vers le gigantisme, de la modernisation, de compétition, avec une lueur de fanatisme dans le regard comme s’il s’agissait de dogmes ou de religions (« Crois ou meurs »), et voilà que s’élèvent les libres penseurs, les résistants, les désobéissants, voire les autarciques… Et voilà qu’on les admire…Changement de sens ou de dimension. N’y a-t-il pas là des tonalités prophétiques ? Et nous voici donc en train de ralentir le train.  Après mes histoires de fous du Paysan sans terre, je racontais celle, merveilleuse, des « pas pressés » parce qu’ils étaient bons vivants, en accord avec la chansonnette de Pierre Sansot  et son éloge de la lenteur. Dans mon jeune âge, on se moquait d’un paysan qui ne prenait pas le temps de s’arrêter pour pisser. C’était un grand travailleur mais il n’est pas allé  plus loin ni plus vite que les autres sur la charrette des morts. On aurait parfois besoin de s’arrêter pour respirer, de respirer pour admirer la campagne et penser à la vie (et pas seulement aux produits bio). Doucement le matin et pas trop vite le soir pour ménager notre carcasse.

 

Mais revenons à nos moutons. Comment sera le troisième millénaire dans nos Alpes ? Comme nous le ferons. Avec des signes d’aujourd’hui qui sont les chances de demain. Le chemin sera long. Raison de plus pour ne pas se presser. Ce sera, même si nous n’y arrivons pas, une marche vers Compostelle. Nous serons allégés de nos certitudes, compagnons du doute, nous arrêtant aux fontaines.

 

 

On ne peut que rêver d’un temps infiniment plus précieux que l’argent, dans une montagne qui nous apprendrait, avec son relief et ses mortes saisons, à ralentir la cadence…

 

 

 

 

 

Par Jocelyne Marce - Publié dans : le.cher.uni.avec.bove
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